Romance, Young adult

Nos étoiles contraires-John Green

 

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Difficile de parler de nos étoiles contraires, j’arrive après la bataille, tous les blogeurs youtoubeurs l’ayant porté aux nues.

Il faut savoir que je ne l’ai pas lu mais écouté, je profite de mes trajets en voiture boulot-maison pour ne pas perdre mon temps et découvrir des ouvrages que je n’aurais pas eu forcément l’idée de lire. L’idée que je me suis faite du livre dépend donc également de la voix prêtée au récit.

Hazel Grace. Adolescente. cancéreuse. Amoureuse. d’un autre cancéreux.

Tous les ingrédients sont là pour vous soutirer des larmes… Peut être trop voulu par l’auteur pour prendre aux tripes réellement. Attention, je ne dis pas que je n’ai pas du tout été émue, mes yeux étaient légèrement humides à la fin, vive le waterproof, mais je ne parlerai pas d’un roman poignant, qui va vous chercher loin dans vos entrailles et fêlures. Légèrement voyeur sur les bords en décrivant certains états des personnages, on se doute que la vie d’un cancéreux n’est pas toute rose…

J’ai aimé mon écoute, de par la voix douce de la narratrice, qui apparemment prête sa voix à Hazel dans le film. J’ai aimé la personnalité d’Hazel, savant mélange de cynisme et de candeur, et de Gus, qui se démarque de son cliché de beau gosse tel que décrit en usant d’humour et de traits d’esprits. Le duo fonctionne bien, et l’on se prend à leur souhaiter un avenir bleu sans nuage, même si on se doute dès le départ qu’il n’en sera rien.

Les deux nous offrent une belle leçon de vie, qui certes à déjà maintes fois été avancée dans ce contexte, mais dont l’illustration nous fait toujours du bien, à savoir que chaque instant compte et qu’il vaut mieux une vie courte remplie de bonheur intense qu’une existence longue et morne.

Les personnages sont attachants notamment l’ami de Gus et Hazel, Isaac qui n’a pas de chance non plu, les parents de Gus et Hazel qui semblent sains, aimant.

Point positif au passage du roman concernant l’horrible Peter Van Houten, auteur d’une impériale affliction, roman préféré d’Hazel. Celui-ci est l’image en miroir de nos deux héros, vieux, en apparente bonne santé, seul, acariâtre, malheureux. Il représentait au début du livre l’homme qui, pourtant avait tout compris, selon Hazel.

Je souhaite à tous les condamnés à mort d’avoir, sur sa dernière ballade, l’occasion de rencontrer son Gus ou sa Hazel.

 

Romance

Calendar Girl /janvier – Audrey Carlan 💑💋💄👠

Ah lala (best début de critique ever). Motivée par les critiques youtube, je me dis « pourquoi pas essayer le genre de la romance ». Oui. Bon. En fait je pense que ce n’est pas pour moi. J’aime le romantisme, le romanesque, mais pour moi les meilleures histoires d’amour se font à base de « En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments ». Et pas de «  Je vais m’enfouir si profondément en toi que tu vas me sentir dans ta gorge ». Tout est dit. Je sais, il faut prendre cette histoire pour ce qu’elle est, un livre érotique assez crû, trash, dans lequel l’auteur veut nous montrer qu’elle a bien visionné toutes les saisons de « Sex and the city » et que le personnage de Samantha l’habite encore.

Alors je l’ai vraiment considéré comme un moment pour me vider la tête, éteindre mes neurones, et me marrer devant les répliques incongrues et les situations « cocasses » que vit notre héroïne Mia, qui doit sacrifier son corps et sa dignité ( mais attention, pas vraiment hein, elle reste une jeune fille sensible et amoureuse ) afin de rembourser les dettes de son père. Le créancier de ce dernier n’est autre que l’ex de Mia ( faudrait peut-être apprendre à choisir tes mecs).

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Jeunesse

Comme un poisson dans l’arbre 🐟🌳🙄👍

Allie est une petite fille, qui, au début du roman, est complètement paumée dans son milieu scolaire, qui n’est pas adapté pour elle. Elle n’arrive pas bien à lire, on lui en demande trop, bref, elle est tout sauf un poisson dans l’eau à l’école.

Elle manque de confiance en elle, a peu d’amis, et n’arrive pas à mettre un mot sur ce qui la rend différente des autres.

Elle rencontre un professeur, qui au contraire de la rabaisser, va lui faire prendre conscience de ses capacités. Une  véritable figure maternelle pour Allie dont le père, militaire, est constamment absent.

Elle s’ouvrira peut à peut à l’amitié, et prendra une place importante au sein de sa classe. Et surtout, elle apprendra à lire !

J’ai beaucoup aimé ce petit roman jeunesse qui se lit vite, est très bien écrit et qui par son écriture simple sait susciter l’émotion et un attachement certains aux différents personnages. On aimerait tous avoir un professeur comme celui d’Allie, compréhensible et pédagogique. Un petit livre qui m’a rappelé certaines œuvres filmiques de transmission maître élève ( Sister act 2, Will Hunting… yeah culture ciné représente). La dyslexie dont souffre Allie n’est pas un sujet fréquemment abordé dans la littérature et bon nombre d’enfants/adolescents pourront s’identifier au personnage. De plus, le livre est aussi disponible dans une version pour les enfants dyslexiques ce qui est une bonne initiative.

Une bonne petite lecture que je ne regrette pas.

Fantasy

AETERNIA de Gabriel Katz *tome 1* ❣👍🗝🗡

Leth Marek, champion d’arène, gladiateur vieillissant mais restant invaincu décide d’aller prendre sa retraite à Kyrenia, loin de Morgoth qui a fait sa gloire. Il y emmène ses deux fils qu’il n’a pas élevé mais avec qui il compte bien tisser des liens. Des événements tragiques survenus pendant le trajet vont changer ses plans. Leth rejoindra au cours de son périple un groupe de religieux vénérant le dieu ancien Ochin, en proie à la persécution du dogme religieux déjà en place, le culte de la déesse. Il leur servira de défenseur et de combattant, initialement dans le but d’accomplir sa propre vengeance.

J’ai dévoré Aeternia, une BO de spartacus ou game of Thrones, ou encore gladiateur, dans les oreilles, pour l’ambiance. Et que c’était bon ! J’adore ces histoires de personnages bourrus au grand cœur détruits par la vie, en quête de rédemption et de vengeance. Spartacus la série, gladiateur Le film, je suis assez fan.

Le livre se découpe en chapitre assez courts, facilitant la lecture. A chaque chapitre un personnage différent ou presque, on suit essentiellement Leth Marek le champion d’arène et Varian le prêtre-to-be à Kyrenia. Il y a quelques ellipses bien amenées et qui servent l’intrigue, comme celle où SPOIL- Leth raconte ce qui est advenu à ses fils – FIN DU SPOIL qui ajoute une vraie dimension dramatique au récit.

« S’Il y avait quelque chose de logique dans la religion, on le saurait. » P308. J’ai beaucoup aimé le contraste entre la droiture de Leth Marek et le contexte dans lequel il évolue, où se mêlent croyances, prêche, divinités obscures et belliqueuses. Loin des intrigues et complots d’alcôves, il ne croit qu’en sa force physique et morale, et ne poursuit qu’un seul but : venger les êtres aimés. Il réfléchit au final bien plus avec son cœur qu’avec sa tête; et est ainsi un personnage très attachant. Tout comme le duo qu’il compose avec Desmeon, autre combattant charismatique du culte d’Ochin. Desmeon est aussi farceur et malicieux que Leth est taciturne et tourmenté.  Entre les deux, un être neutre, un petit chien que Leth Marek a adopté et qui donne son amour sans compter aux deux hommes, un petit chien qui les relie.

Le style est bien travaillé, sans description excédentaire qui peut être le défaut de nombreux romans de fantasy. Celui de l’auteur respecte classiquement le genre dans lequel le livre s’inscrit, à quelques toutes petites exceptions près. Mais là c’est vraiment pour pinailler! On retrouve parfois de petites expressions maladroites qui détonne avec l’ambiance médiévo-fantasy dans laquelle baigne l’histoire, comme par exemple « il était plutôt beau gosse », expression moderne pas très adaptée (selon mon avis). Cela brise quelque peu mon immersion dans le récit et c’est un peu dommage. Un peu comme dans un rêve dépaysant et exotique, duquel on se réveille trop brutalement : « ah mais oui, en fait je suis au XXIème siècle  » !  Mais enfin, c’est pardonné tant C’est rare.

L’intrigue est captivante, est le livre se révèle un véritable page turner épique jusqu’à la fin qui nous laisse véritablement en PLS. Je pensais avoir deviné le dénouement et que nenni, je fus bien eue.

Bref, Aeternia a été maintes et maintes fois plébiscité dans les blogs et vidéos YouTube mais sa réputation n’est pas usurpée. Vite le tome 2 !

Fantasy

La guerre des clans *tome 1* 😼😺😹😻

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J’ai commencé la saga La Guerre des Clans de Erin Hunter dont j’ai entendu récemment parler, J’avais du partir en expédition loin de la planète succès jeunesse trop longtemps et j’étais passée à côté du phénomène. Et bien j’ai beaucoup aimé cette saga.

Je ne sais pas pourquoi, lorsque j’étais ado je rejettais en majorité les romans jeunesse, qui me paraissaient trop naïf et qui ne nourrissaient pas assez, selon moi, ma réflexion. C’est ainsi que J’avais eu du mal (ne pas me molester s’il vous plait) à rentrer dans la saga Harry potter. Et puis je ne sais pas pourquoi, à la trentaine, j’eprouve ce besoin de revenir à une littérature de l’imaginaire, parfois destinée à un plus jeune public. Peut-être parce qu’à la vie d’adulte les contraintes se multiplient et l’insouciance se fait rare. Le besoin de dépaysement et d’évasion se fait d’autant plus sentir.

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La Maison des Morts – Sarah Pinborough 👻💀🏰😢

 

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J’avais premièrement découvert ce livre dans un haul de Margaud liseuse il me semble, et mon côté féminin a de suite été attiré par le caractère brillant et mignon de la couverture. Si tout ce qui brille n’est pas or, il s’agit cependant d’une petite pépite, sans parler toutefois d’un énorme coup de cœur.

On suit Toby, jeune adolescent qui vit de plein fouet l’horreur et l’inhumanité de son monde actuel. Il se trouve dès le début du roman dans une demeure appelée par ses soins et celle de ses camarades « la maison des morts ». Celle ci abrite des enfants dits « déficients » par une bande de scientifiques alarmistes après diagnostic sur une petite prise de sang. Ces enfants sont donc amenés à s’éteindre avant d’avoir atteint l’âge adulte, probablement dans d’horribles souffrances mais nous n’en saurons pas plus, aussi bien sur la maladie (ou plutot la mutation, ou la dyschromosomie… bref vous voyez donc bien ici qu’on ne sait pas vraiment ce dont il retourne) que sur sa découverte, qui a eu lieu il y a plusieurs dizaines d’année. Mais la maladie n’est pas le sujet central du livre.

Ces enfants sont donc amenés brutalement, une fois diagnostiqués, dans la maison des morts où ils sont encadrés par des infirmières peu engageantes dont « Matrone » est la chef. Ils ont également des cours donnés par des professeurs peu motivés. Le reste du temps, ils comptent les heures, essaient de faire comme si rien n’était jusqu’à ce que tôt ou tard, lorsque la maladie induite par leur déficience se manifestera lors des premiers symptômes, ils seront amenés par l’équipe (non)soignante au « sanatorium ». Ils ne reverrons alors plus jamais la lumière du soleil.

Toby est devenu froid, indifférent, refusant de s’attacher à ses camarades d’infortune. Des mécanismes de défense pour mieux supporter l’effroyable réalité. Il ne croit plus en rien, et décompte les heures. Ses seuls moments de plaisir restent la nuit. Etant le seul à ne pas prendre les somnifères donnés par les infirmières, la nuit lui appartient et il parcourt le manoir comme bon lui semble.

Sa routine est vite perturbée par l’arrivée d’un nouveau groupe de déficients, dont Clara, une jeune fille pétillante que sa destinée malheureuse ne semble pas perturber outre mesure. Toby sera d’abord dérouté et agacé par l’insouciance de cette jeune fille, qui ne semble pas mesurer à quel point tout effort d’épanouissement est vain. Il sera peu à peu gagné par sa candeur, son épicurisme et retrouvera sa joie de vivre.

Ce que j’en ai pensé :

Effectivement, à première vue, on pourrait s’imaginer ce livre comme un ouvrage horrifique mais que nenni, il s’agit plutôt d’un roman pour ado. Je ne connaissais pas l’auteur, qui est également à l’origine d’une trilogie sur les contes de grimm revisités.

J’ai beaucoup aimé le style, assez maîtrisé de l’auteur, agréable à lire, sans fioritures.

Celui-ci nous permet une certaine empathie pour le personnage principal et de comprendre toute sa détresse et ses désillusions.

J’ai beaucoup aimé le voir s’ouvrir à nouveau à son environnement et se redécouvrir un but, une passion, retrouver un lien social avec ses camarades d’infortune.

L’histoire d’amour n’est pas mièvre comme je le craignais, elle sert un joli message d’espoir même dans la tourmente.

Certains passages du livre peuvent sembler un peu vide, mais font ainsi écho au temps qui passe inexorablement conduisant les personnages vers une mort programmée et à l’ennui que ceux-ci ressentent dans la maison. Cette attente intolérable est plutôt bien retranscrite par l’auteur. J’ai beaucoup aimé le personnage de Clara, jeune fille anti conformiste qui se plonge à corps perdus dans ses rêves pour mieux appréhender la réalité. Elle permettra à notre personnage de se réveiller d’un long sommeil.

On aurait aimé un peu plus de détail sur cette mutation ou « maladie » dont sont atteint les personnages mais l’auteur a délibérément choisi de ne pas écrire un roman de SF ou d’anticipation mais de décrire une tranche de vie et le quotidien de cette population d’enfants atteints.

En conclusion, « la maison des morts » n’est pas un roman qui vous retournera ou bouleversera votre vision des choses mais une agréable lecture émouvante et attendrissante , au sein d’un très bel objet livre.

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Présentation

Bonjour à tous, je me présente, Coline, 30 ans, lilloise.

J’étais une grande amatrice de lecture pendant mon enfance et adolescence , mais les études et l’avènement des séries US streaming et autre netflix m’ont écarté de ce sage chemin. J’y reviens tout doucement, guidée par l’envie de revenir à des passions intemporelles, essayant de conjuguer lecture, travail et loisir. Je lis un peu de tout avec une prédilection pour la fantasy, l’historique, le romanesque. Ecrire quelques chroniques me permet de partager avec vous mais également de garder une trace de mes ressentis après une lecture et de me rappeler la date à laquelle j’ai lu tel ou tel roman. J’espère que ce blog vous plaira.